Vivre avec la maladie d'AlzheimerAides et droitsFICHES SOCIALES FRANCE ALZHEIMERLa personne de confiance La loi du 4 mars 2002, socle du droit de la santé en France, veut donner au patient (l’usager du système de santé) une place centrale dans le parcours de soin. Ainsi, cette loi entérine par exemple la position des juges quant à l’importance de l’information du patient sur son état de santé et sur la notion de décision partagée. La loi va plus loin et donne la possibilité au patient, par delà ses capacités physiques, d’organiser à l’avance la représentation de sa personne, de sa volonté, devant le corps médical. Désignation de la personne de confiance : Qui peut désigner une personne de confiance : En principe, toute personne capable juridiquement, c'est-à-dire toute personne majeure qui n’est pas placée sous un régime légal d’incapacité, est en droit de désigner une personne de confiance. Qui peut être désigné comme personne de confiance : Toute personne physique peut être désignée comme personne de confiance (à l’exclusion donc des personnes morales ; société associations…). Le patient est totalement libre de choisir la personne de son choix. En effet, L’article L1111-6 du code de la santé publique, dispose que la personne de confiance peut « être un parent, un proche, le médecin traitant ou toute autre personne ». Comment désigner la personne de confiance : La désignation de la personne de confiance, aux termes de l’article L1111-6 du code de la santé publique, doit se faire par écrit (la loi ne définit pas la forme de manière plus précise). Il sera préférable que cet écrit comporte une date afin qu’en présence de plusieurs désignations différentes on puisse distinguer la dernière. Lors d’une hospitalisation, quel qu’en soit la cause, l’établissement de santé à l’obligation de proposer au patient de désigner une personne de confiance. Le patient reste libre de procéder à une telle désignation ou non. La désignation d’une personne de confiance dans ces circonstances n’a d’effet que durant l’hospitalisation en cours (sauf stipulation contraire). Rôle et obligations de la personne de confiance : Le rôle de la personne de confiance : Le rôle de la personne de confiance est différent selon que la personne qui l’a nommée est consciente ou non. En cas de recherche biomédicale : Il existe ici deux cas de recherche biomédicale à prendre en compte :
Les obligations de la personne de confiance : Le secret médical n’étant pas opposable à la personne de confiance dans sa mission elle est alors tenue au respect, vis-à-vis des tiers, des règles légales relatives au secret médical de la même façon qu’un professionnel de santé. Place de la famille en présence d’une personne de confiance : En premier lieu, il est à noter que la désignation d’une personne de confiance ne fait pas obstacle à l’information de la famille et des proches sur l’état de santé du patient dans les mêmes conditions qu’en l’absence d’une personne de confiance (voir fiche sur « secret médical et information des proches »). L’article L1111-4 du code de la santé publique fait obligation au professionnel de santé, si le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté, de consulter la personne de confiance, la famille ou les proches. La formulation de cet article exprime une hiérarchie implicite entre ces trois différents intervenants. Même si la formulation n’est pas explicite l’esprit du texte est de mettre en avant le rôle de la personne de confiance devant les autres intervenants visés. En effet, la désignation de la personne de confiance est un acte volontaire et positif du patient lui-même qui se doit d’être respecté. La personne de confiance devra donc être consultée en premier recours chaque fois que cela sera nécessaire.
Renseignements complémentaires Les informations données sont d’ordre général. Les situations particulières peuvent entraîner des dispositions différentes. Ainsi, il est toujours préférable de se renseigner auprès des organismes concernés.
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